Pourquoi je n’affiche plus mes revenus uTip

J’ai décidé de ne plus afficher le compteur de revenus sur ma page uTip, au moins temporairement. Et je vais t’expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je t’invite en images dans les coulisses de mon compte uTip, pour que tu comprennes le problème auquel je fais face et qui honnêtement me frustre beaucoup.

Voici deux images :
– la première est celle de ma page publique, celle que tu vois lorsque tu viens sur mon profil, que ce soit pour regarder une vidéo en avant-première, faire un don, visiter la boutique
– la deuxième est celle de mon tableau de bord, qui donne mes revenus réels tous moyens confondus -avant la marge de uTip et les impôts de mon autoentreprise.

Oh mais c’est génial, on est le 11 du mois et déjà 502,25€ c’est si bien ! Si ça continue à ce rythme, une fois les impôts passés, j’aurai peut-être un SMIC ! La richesse ! Mais attends un peu de voir la prochaine image…
Lire la suite « Pourquoi je n’affiche plus mes revenus uTip »

Quand je ne fais pas de vidéo mais que je culpabilise alors j’écris un article | Jour 24

Chère personne qui regarde le calendrier d’En Attendant 2018 chaque matin avec impatience, ce matin, pas de vidéo pour toi.

Ça n’est pas que je n’avais pas envie, ça n’est pas que je ne t’aime pas, ça n’est pas parce que j’ai fini mon sachet de tranches pommes séchées et que je me suis retirée dans mon lit jusqu’à ce qu’il se remplisse tout seul parce que la vie est trop injuste (quoi que)…
C’est tout simplement parce que depuis plus d’une semaine je me traîne au fond de mon lit et je suis incapable de bouger ou de faire des choses très intéressantes : ajoute à ça mes passages à l’hôpital de mercredi et jeudi et tu comprendras que l’épuisement est intense -rien de trop grave pour l’hôpital, ne t’en fais pas.

Illustration de mon état depuis une semaine
(même si pour aller voir le médecin on m’a dit de mettre des vêtements d’adulte)

Autant te dire que quand on se sent autant en forme qu’un galet secoué par les vagues un jour de tempête, c’est compliqué de travailler. Et c’est si compliqué pour moi en ce moment que même un simple mail pour organiser une de mes interventions ou un de mes déplacements de 2018 me prend presque une heure.
Je dois faire des pauses très régulières, je m’endors sur mon ordinateur, je fixe le vide un long moment sans trop me rendre compte que j’ai décroché ou sans être capable de reprendre pied…

Lire la suite « Quand je ne fais pas de vidéo mais que je culpabilise alors j’écris un article | Jour 24 »

Le regard de mon grand-père

Cette nuit, j’ai rêvé de mon grand-père, et plus les minutes passent, plus ce rêve me file entre les doigts. Alors j’écris, pour ne pas oublier, pour le garder au creux de mon cœur.

C’était un jour comme les autres, la rue était calme alors que je me dirigeais vers la maison de mes parents. Et il a surgi, ouvert le portail et s’est précipité à ma rencontre. Il était plus grand que dans mes souvenirs, alors je me suis blottie au creux de ses bras en sanglotant presque, la gorge serrée de le revoir après si longtemps. Je retrouvais son odeur, le son de sa voix, son regard vif, celui qui me faisait tant rire, quand il était encore lui même. Dans son dos mes petites mains agrippaient son pull tout fin, je ne voulais pas le laisser partir, peut-être que je savais au fond de moi que tout cela n’était qu’un rêve. Mais je ne voulais pas me réveiller, pas à cet instant. Et très fort, dans ma tête, j’essayais de fabriquer un souvenir, le plus précis et le plus clair possible, pour pouvoir retrouver mon grand-père lorsque les temps seraient durs. On ne sait qu’on a besoin des gens que quand on les perd. J’étais redevenue une petite fille, sa petite fille, et il me caressait les cheveux alors que mes larmes allaient s’écraser au sol. Il n’y avait plus rien autour, juste nous deux, juste nous deux.

Puis il m’a soulevé le menton, m’a regardé et m’a parlé. Le son de sa voix m’a frappé comme une gifle, et a amené son torrent de souvenirs, les Noëls passés chez lui, à la montagne, les marches dans les bois, les deux chiens qui couraient près des arbres fruitiers… Il m’a dit qu’il était heureux de me revoir, qu’il était impatient d’assister à mon mariage, que c’était si important pour lui de me voir heureuse au bras de celui que j’aime. Que ce serait le plus beau jour de sa vie. Et puis j’ai réalisé. Qu’est-ce que je pouvais lui dire ? Est-ce que je pouvais lui dire ? Aurait-il entendu quand je lui aurais murmuré que j’avais rencontré quelqu’un, qu’elle était pleine d’énergie et de passion pour la vie ? Aurait-il entendu, lorsque je lui aurais glissé que j’espérais la revoir, elle et son grand sourire, son flot de paroles presque incessant lorsqu’elle est mal à l’aise et sa passion pour les films un peu différents ?

Et là tout s’est estompé. Je le voyais sourire et s’effacer, doucement, comme si un nuage l’enveloppait pour l’emmener loin de moi. Comme si, quelque part dans l’univers, quelqu’un avait décidé de nous séparer, parce que nous avions épuisé notre temps de parole. Et je n’ai rien pu lui dire, même pas ces petits mots que toute ma vie j’ai voulu lui offrir, ces petits mots qui me brûlent si fort lorsque je pense à lui. Je t’aime, papi. Reviens.

Et je me suis réveillée, dans mon studio, les marteaux piqueurs du chantier avaient repris leur travail, les ouvriers s’interpellaient en criant. Et des larmes silencieuses striaient mes joues.

Un tout petit mot

Bonjour toi, ne t’inquiète pas, je ne vais pas écrire beaucoup de choses parce qu’aujourd’hui tu as sans doutes d’autres choses à faire.

C’est juste un tout petit mot pour te remercier, vraiment. Mon plus beau cadeau de Noël, c’est tout ton soutien, tout tes messages et tes mots fantastiques. Peut-être qu’il y a un an, ce blog était plus un cri, un moyen d’extérioriser tout ce qu’il m’arrivait, mais aujourd’hui c’est un lieu d’échange et de partage, et ça ne pourrait pas arriver sans toi.
Alors voilà, je voulais vraiment prendre le temps de te le dire, de t’envoyer tout plein d’amour à travers l’écran. Parce que ces derniers jours, grâce à toi, j’ai retrouvé de l’espoir et de l’énergie, peut-être que la maladie est de plus en plus présente mais j’ai aussi de plus en plus confiance en l’avenir ! Quand je lis que je t’aide à mieux vivre le syndrome, quand je lis que je t’aide à comprendre ce qu’un malade vit, quand je lis que je sers, que je fais un peu de bien, alors c’est merveilleux. Parce que toi, là, derrière les pixels, avec ton sourire, tu es merveilleux.
Merci, vraiment, et maintenant retourne vite vers les gens qui partagent ta vie et dis leur que tu les aimes.

Et au fait, j’ai aussi un cadeau pour toi, et il est ici.